le céramiste l'homme le rassembleur
Le céramiste
L'homme
Le rassembleur
Une création de Max van der Linden
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Romano Bortolotti
Spectacle Martin de Tours (1975)
les fêtes de la Saint-Martin :
Max van der Linden raconte
Tout a commencé dans l’admirable église de Tourinnes-la-Grosse.
La "grosse", c’est la tour massive que nous apercevions tout là-bas au bout des champs de blé. Depuis mon enfance, elle me fascinait.
J’allais souvent m’y asseoir, saisi par le silence, la fraîcheur, le mystère du lieu.


Je rêvais déjà, et d’autres avec moi, d’en faire l’écrin de concerts et de spectacles. Pour matérialiser ce rêve, quelques amis se sont réunis pour chanter. Bientôt, la chorale s’est agrandie, et nous avons mis au point une cantate de Bach avec une petit orchestre d’amateurs. C’était en 1965 : notre premier concert dans l’église Saint-Martin.


Comment citer, sans en oublier, tous ceux qui furent les artisans des fêtes de Tourinnes et qui furent des nôtres dès le début ?
Une chose me préoccupait pourtant : l’absence à nos concerts des gens du village, ceux du Tourinnes profond. Comment les intéresser ? Par le biais peut-être du saint-patron de leur paroisse : Martin de Tours ? Je me suis mis à courir après tous les Saint-Martin du Brabant Wallon et les voilà cavalant vers Tourinnes au départ des vingt-cinq paroisses placées sous son patronage.
Cette exposition dans l’église eut un succès incroyable. Le geste de partage du cavalier distribuant son manteau devenait l’image de ce que nous voulions vivre et partager à Tourinnes dans la joie de la fête. L’art n’est-il pas avant tout un partage ?

Tourinnes-la –Grosse, église romane
Saint Martin ; Bois 16e siècle

Et c’est ainsi que depuis 30 ans, au coeur de l’automne et de ses couleurs merveilleuses, la tradition s’est établie. Peu à peu, d’autres lieux voisins de l’église se sont proposés pour les expositions. Des granges, des greniers, des garages et même des salons privés accueillaient des oeuvres de Paul Delvaux, Roger Somville, Camille De Taye. La contagion eut vite fait de gagner les villages voisins. La chorale qui comptait quelque septante membres, enrichissait son répertoire d’oeuvres contemporaines et des artistes de renom n’hésitaient pas à participer à nos spectacles.

Les enfants racontent la vie de saint Martin sur les murs de l'église (1970) Paul Delvaux signe son
"Saint-François" (1977)

La magie de Jephan de Villiers


L’arrivée au village de Feuillen Simon, homme de théâtre avisé nous fut précieuse. Sous son impulsion, nous avons décidé en 1975 de monter dans l’église un spectacle collectif sur la vie de saint Martin, avec la fanfare, la chorale, les gens de Tourinnes, et même un vrai cheval dont l’arrivée dans l’église, environné d’un effet de neige, soulevait un murmure d’admiration.

Feuillien Simon, Max et les acteurs
Spectacle de la Passion (1979)

Le succès du spectacle fut tel que nous avons continué sur la lancée : François d’Assise, la Passion selon saint Jean, la vie de J.S. Bach, Noël, Babel, le Dialogue des Carmélites, Bernadette, et cette année, une création de Julos Beaucarne.

Spectacle J.S. Bach (1985) Le Roi Baudouin et la Reine Fabiola parmi les acteurs
Spectacle J.S. Bach (1985)

Voilà l’histoire de nos débuts.
Ce qui s’est passé depuis tant d’années serait trop long à écrire et on risque d’oublier bien des gens. Il y a surtout un bénévolat qui s’organise de plus en plus. Il y a surtout cette atmosphère d’amitié et de convivialité qui se crée lorsqu’on oeuvre ensemble à une même tâche.
Souhaitons, comme l’écrivait Frédéric Debuyst, que… "les journées de Tourinnes restent marquées d’un certain ton intérieur, d’un climat d’accueil profondément amical et poétique qui leur permette de dépasser la simple manifestation culturelle pour atteindre à quelque chose de plus authentique et de plus complet : une rencontre, une communion".

Max van der Linden Novembre 1995

Eglise de Tourinnes-la-Grosse
Christ du choeur
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